#EarlySignals - Notre sélection mensuelle d’actualités
L’ACTU
Fermeture de marchés locaux au Soudan : signe fort de la protestation contre les politiques économiques du régime du général al-Burhan
Pour dénoncer l’absence d’augmentation des salaires et la hausse vertigineuse des taxes sur les produits agricoles, les frais portuaires, l’industrie et le commerce de 100 à 500%, les commerçants soudanais ont fermé plusieurs marchés les 2 et 3 octobre, notamment El Obeid (Kordofan Nord), El Gedaref, et Ed Damazin (Nil Bleu). Dans un contexte de forte inflation (117% en août), le mouvement s’est étendu dans le reste du pays, en particulier dans les régions du Nil Blanc et du Nil. À l’origine, c’est l’annonce en août par le ministre des Finances et de la Planification économique, Jibril Ibrahim, selon laquelle le budget 2023 serait dépourvu d’aide extérieure, qui a déclenché la mobilisation. La contestation peut-elle durer ? Les violentes manifestations de juin dernier montrent que les tensions sont encore vives et pourraient s’intensifier rapidement.
LA CITATION
“Nous sommes fiers de contribuer à favoriser l’adoption de l’assurance, en particulier parmi les personnes à faible revenu. 90 % de nos clients n’ont jamais eu d’assurance auparavant, mais ce qui est surprenant, c’est que les gens veulent vraiment souscrire une assurance ! Ils n’ont tout simplement pas un accès facile aux produits qui fonctionnent vraiment pour eux.”
CEO et co-fondateur de Turaco, Ted Pantone
Le taux de pénétration de l’assurance en Afrique, de l’ordre de 3 %, est encore faible par rapport à la moyenne mondiale qui avoisine les 7%. L’inadéquation entre l’offre et la demande des services d’assurance est une des principales raisons de ce faible taux de couverture. L’émergence des nouvelles start-up de l’insurtech en Afrique vise à combler ce vide en facilitant l’accès aux produits d’assurance et leur distribution, plutôt que de proposer des assurances en tant que souscripteur. Qu’est-ce que cela représente ? Plus de 75 startups insurtech sont déjà actives en Afrique, et la moitié d’entre elles ont moins de cinq ans. En 2020, le marché africain de l’assurance a atteint une valeur de 70 milliards de dollars US, avec un taux de croissance annuel estimé à 7 % d’ici à 2025, le plus élevé au monde juste après l’Amérique latine.
LE CHIFFRE
14 milliards de dollars : montant des investissements nécessaire à la Zambie afin de répondre à la demande d’électricité prévue d’ici à 2040
Selon les conclusions du 2021 Zambia Electricity Cost of Service Study (CoSS), près de 14 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires afin de répondre à la demande croissante d’électricité du pays d’ici à 2040. Cela correspond aux trois quarts du PIB du pays. Dans son rapport publié cette année, l’International Energy Agency (IEA) indiquait que près de 43% de la population africaine ne disposait toujours pas d’un accès à l’électricité. À l’échelle du continent, ce sont 190 milliards de dollars d’investissements annuels qui seraient nécessaire d’ici à 2030 pour atteindre l’objectif d’une couverture universelle durable. En dehors des besoins en financements, sur quelles ressources énergétiques le continent peut-il s’appuyer pour accroître l’accès à l’électricité ? De nombreux débats ont cours sur le continent au sujet du mix énergétique à adopter. Énergie solaire, éolienne, hydraulique, gaz, ou encore hydrogène vert, les ressources énergétiques disponibles varient énormément. La COP 27 devrait apporter certaines réponses, probablement en faveur du gaz.
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