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#EarlySignals - Notre sélection mensuelle d’actualités

Actualité

Notre sélection mensuelle d’actualités, citations et chiffres passés inaperçus mais aux répercussions potentiellement importantes.

L’ACTU

Le 29 septembre, Rwandair a lancé son premier vol commercial vers Lubumbashi, la capitale minière de la RD Congo Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'efforts plus larges visant à renforcer les liens économiques et commerciaux du Rwanda avec les pays africains, tout en stimulant le secteur minier, particulièrement touché par la pandémie. Le secteur minier est la deuxième source de recettes en devises étrangères du pays, derrière le tourisme. Ces dernières semaines, le Rwanda a annoncé une série d'accords commerciaux avec plusieurs destinations d'investissement minier, notamment la République centrafricaine, la RDC, la Tanzanie, le Mozambique et le Zimbabwe. Grâce à ces accords, le gouvernement a l'ambition de positionner le Rwanda comme une plaque tournante régionale pour le traitement et le commerce des minéraux. Début septembre, l'ambassadrice Yamina Karitanyithe a été nommée à la tête du Rwanda Mines, Gas and Petroleum Board (RMB), l'agence gouvernementale chargée de superviser et de coordonner l'industrie extractive du pays. Elle succède à Francis Gatare, promu conseiller économique principal du président Kagame.  

LA CITATION

“Pour autant que je sache, cette [hésitation à l'égard du vaccin] sera encore plus élevée. Le pourcentage d'hésitation dans ces pays [pays à revenu faible ou intermédiaire] sera beaucoup, beaucoup plus élevé que le pourcentage d'hésitation en Europe, aux États-Unis ou au Japon." Albert Bourla, PDG de Pfizer, à propos de l'hésitation à se faire vacciner en Afrique.
A ce jour, les rares études existantes sur l'hésitation vaccinale, offrent des points de vue contradictoires sur le rapport à la vaccination en Afrique. Plus de 5,7 milliards de doses ont été administrées dans le monde, mais seulement 2 % d'entre elles l'ont été en Afrique, ce qui rend la déclaration de M. Bourla plutôt paradoxale. Une enquête menée en 2020 par le Centre africain de contrôle des maladies (Africa CDC) dans 15 pays a révélé que si 79 % des personnes interrogées accepteraient de se faire vacciner contre le COVID-19, l'hésitation à se faire vacciner variait de 4 % à 38 % selon les pays. Une enquête plus récente menée par l'Afrobaromètre au Bénin, au Libéria, au Niger, au Sénégal et au Togo a révélé que six personnes sur dix hésitaient à se faire vacciner. A l’échelle internationale, plusieurs études publiées en 2021 ont tendance à donner tort à Albert Bourla, indiquant que les populations des pays à revenu élevé sont les plus hésitantes vis-à-vis des vaccins contre la COVID-19. Alors que l'Afrique commence tout juste à obtenir d'importantes livraisons de doses de vaccin COVID-19 et que les gouvernements se préparent à accélérer leurs campagnes de vaccination, les défis logistiques et humains restent les premiers obstacles.  

LE CHIFFRE

38,5 milliards USD - Pertes économiques associées à des événements liés aux conditions météorologiques - eau et climat - en Afrique, entre 1970 et 2019.

Paru début octobre, le rapport sur l'état des services climatiques 2021 de l'Organisation météorologique mondiale souligne les coûts économiques et humains du stress hydrique ces cinquante dernières années. Historiquement, l'Afrique a été la plus touchée par le changement climatique, en comparaison aux autres régions. En Afrique australe, cinq pays sont gravement menacés par une pénurie d'eau potable. Les sécheresses prolongées, la dégradation des ressources en eau de surface et l'augmentation de la demande en eau dans la région ont incité les gouvernements à envisager des mesures strictes pour limiter le gaspillage, restreindre l'utilisation et préserver l'accès à l’eau pour les populations les plus vulnérables. Le stress hydrique à venir présente un risque notable de réglementation restreignant l'accès des entreprises à l'eau. Plusieurs gouvernements africains ont déjà demandé aux industriels de limiter l'approvisionnement à partir de sources municipales. Désormais, on attendra des entreprises qu'elles améliorent l'efficacité de l’usage de l'eau, qu'elles diminuent la dépendance à l'eau municipale en creusant des puits de forage et qu'elles facilitent l'accès à l'eau potable. Parallèlement, les gouvernements appellent à davantage d’investissements dans les réseaux d’observation en temps réel et en prévisions météorologiques.